Compostage domestique

Le composteur domestique représente un excellent moyen de se départir de ses résidus verts et cela en produisant du compost, qui est un engrais nutritif pouvant être utilisé pour vos plantes et votre pelouse.

Pour obtenir un bon compost, il est important que vous nourrissiez votre composteur avec des résidus verts et des résidus bruns. Par conséquent, vos résidus de jardin et de plantes, vos branches coupées ainsi que votre gazon (en petite quantité), représentent les résidus riches en azote (résidus verts) dont votre composteur a besoin. Tandis que vos feuilles mortes, vos brindilles et copeaux, vos plantes séchées et votre gazon sec, sont les résidus riches en carbone (résidus bruns) qui aident votre composteur à mieux fonctionner.

Matières compostables :

  • Résidus de table : résidus de fruits, résidus de légumes, coquilles d’oeufs (écrasées), sacs de thé et marc de café (avec filtre), carton ou papier souillé de nourriture. Conservez ces résidus dans un pot bien fermé (pour éviter les odeurs) à l’intérieur de la maison et le vider dans votre bac à compost 1 fois par semaine ou quand il est plein.
  • Résidus de jardinage : feuilles sèches, gazon (sec), paille, végétaux (plantes, mauvaises herbes avant la germination), sciure, vieux terreau d’empotage. Profitez de la saison automnale pour ramasser les feuilles mortes qui serviront à alimenter votre compost ce printemps. Il est facile de conserver des feuilles dans des sacs plastiques dans le fond du garage. Par contre il faut faire attention à ce qu’elles soient bien sèches.
  • À éviter : Résidus tels que viande, poisson et os, produits laitiers, graisses et huiles, sauces, excréments d’animaux.

ABC du compostage:

  1. Trouvez le composteur qui vous convient. Un composteur de 12 pieds cubes pourra suffire aux besoins d’une famille de 4 personnes ayant accès à un terrain de moins de 10 000 pieds carrés.
  2. Choisissez un endroit accessible, bien drainé, mi-ombragé et facile d’accès.
  3. Retournez la terre à l’endroit où le composteur sera déposé.
  4. Mettez une rangée de branches dans le fond du composteur pour favoriser l’aération.
  5. Ajoutez-y des résidus humides (résidus de table) en alternance avec des résidus secs (produits de jardinage). Si l’on veut que la décomposition se fasse bien, il faut respecter l’équilibre entre les 2 types de résidus.
  6. Pour un rendement optimal, faites des ajouts de résidus régulièrement.
  7. Afin d’éviter les mauvaises odeurs, aérez le tas une fois aux 2 semaines en le perforant avec un aérateur de compost. Le mélange complet du tas de compost n’a lieu qu’une seule fois par an, au printemps quand le temps se réchauffe. Cela permet de recommencer le processus de décomposition.
  8. Selon les matières que l’on utilise, il faut entre 3 mois et 2 ans pour obtenir un compost mûr. Le compost est mûr quand les matières putrescibles ont disparu et ont laissé la place à une matière ressemblant à de la terre noire et souple. Aucune odeur ne s’en dégage.
N.B. : L’hiver, en raison de la température, la transformation en compost ne se fait pas. Le processus de décomposition recommencera dès l’arrivée du printemps et l’augmentation des températures. Dès lors, n’oubliez pas de recommencer à mettre des matières sèches en alternance avec des matières humides dans votre composteur.